dimanche 21 octobre 2007

Petit écran

Bon, j'avoue, j'ai un problème, je suis devenue accro aux séries télé...déjà en France, j'avais des jours sacrés, où la soirée était consacrée à la série que je suivais...Mais là, c'est plus possible!! Grâce au DVR de la cable box, j'enregistre tout, deux séries à la fois et me voilà scotchée des heures devant mon écran.
D'abord y'a CSI et ses dérivés (comme à Paris, je suis fan). Et puis, il y a ces séries qu'on suivait en pointillés et là paf! j'enregistre donc je suis donc j'enregistre, cercle vicieux (genre Urgences, Las Vegas, Grey's anatomy). Et puis, il y a les nouvelles séries (Chuck, Pushing daisies, Life...), celles nées cette saison et celles qu'on découvre (Dr House).
Me voici donc droguée au câble, capable d'endurer des coupures pub toutes les cinq minutes, tout ça pour suivre la vie dérangée de ces personnages. Mais je tiens à préciser que ce visionnage incessant a des avantages: amélioration de la compréhension, apprentissage des certains éléments culturels....
Et puis finalement avec 1000 chaînes de télé ou presque, il n'y a pas tant de trucs que ça...
Je vous laisse, là, j'ai un truc à regarder....

jeudi 18 octobre 2007

Pleriplaneta americana

Durant l'été, plus simplement durant les périodes de chaleur, les New-Yorkais, voire les touristes, sont touchés par une épidémie effrayante, une "peste" effroyable qui vise principalement les femmes -mais enfin tous les hommes n'en sont pas pour autant protégés- j'ai nommé la "oh!mondieuquellehorreurah!ausecoursellemefoncedessus", en langage non-scientifique la "AHHHHHH!!!".
Cette terrible maladie a des symptômes variés qui peuvent se conjuguer: cris incontrôlés, gesticulations, accélération ou arrêt des mouvements du corps voire aggripement incontrôlé du bras du voisin (mais on note aussi des bonds, des "grimpages sur poubelle, lampadaire" et même des prises de photos, symptôme non-typiquement japonais).
L'agent de cette maladie est malheureusement incontrôlable et se compte par plusieurs millions: la blatte. Mais attention, on parle de LA blatte, pas de ce ridicule insecte, tué à coup de baygon de deux centimètres; non là on est plutôt dans les 6 centimètres, et pas sûr que le baygon soit efficace...
Ce sympatique insecte sort donc aux grosses chaleurs, quand l'humidité est élevée et s'installe alors sur les quais de métro, sort des bouches d'aération et souvent aussi des cuisines des restaurants (même des plus grands...). Car la bestiole est partout et personne ne peut vraiment s'en défaire.
Ainsi donc les habitants et visiteurs de la Grosse Pomme ont appris à vivre avec, et croyez-moi, personne n'est à l'abri d'être contaminé par cette peur de trouver ce "bug" dans son appartement, sa baignoire ou dans un carton de livraison...
Et ne vous avisez-pas de vouloir l'écraser: en plus de la théorie qui dit qu'en en écrasant un, deux cents arrivent, le bruit même du "crush", vu la taille du bestiau, vous hantera pour le reste de votre vie...


mardi 16 octobre 2007

Pink ribbon

Depuis deux mois maintenant, New York est à l'heure du rose, pour la lutte contre le cancer du sein.
A l'origine de ce ruban rose qui est devenu symbole mondial, il y a le ruban jaune, en liaison avec une chanson du début du siècle, utilisée comme signe de protestation contre la guerre dans les années 70.
Plus récemment, Charlotte Hayley, atteinte d'un cancer du sein, se mit à vendre des rubans pêche pour récolter des fonds. L'action intéressa la firme Estée Lauder et après de longues négociations, le ruban devint rose et Lauder un soutien important pour la lutte contre le cancer du sein.
Aujourd'hui donc, comme en France, octobre est le "pink month" et tout le monde s'y met : au supermarché, de nombreuses marques ajoutent un ruban rose à leurs packagings, des séries limitées d'électroménager sortent, tout de rose vêtues et même les soupes Campbell, symbole américain par excellence, prennent des couleurs.
L'Empire State est éclairé en rose et dans les villes de banlieue, des rubans roses sont accrochés à tous les arbres.
Espérons donc que tant d'initiatives soient efficaces et en attendant, mieux faut prévenir que guérir, les filles, hein...

jeudi 11 octobre 2007

Les Six de Jena

Je n'étais dit que je ne ferais pas de politique sur mon blog et puis un jour, en juillet (le 17 exactement, ça m'a marquée, c'est la Sainte Charlotte...), je tombe sur un article du Monde, intitulé "l'arbre de la colère". Et je découvre le drame de Jena ; cette histoire semble tellement d'un autre temps, tellement incroyable, injuste qu'elle m'a profondément choquée. Voici les faits et leur évolution jusqu'à aujourd'hui.

Jena est une ville de 3000 habitants, dans l'état de la Louisiane, état sudiste qui fut ségrégationniste. C'est une ville à 85% blanche qui possède un lycée.
Et c'est là que toute l'histoire commence.
Au centre de la cour de cet établissement, il y a un arbre, à l'ombre duquel depuis des décennies, déjeunent les élèves blancs.
A la rentrée 2006, le 31 août, des élèves noirs demandèrent à la direction s'ils pouvaient également s'y installer. La direction donna son accord et les jeunes afro-américains y prirent leur premier lunch de l'année. Le lendemain, trois cordes à noeud de pendu se balançaient aux branches de l'arbre.
La direction considère cela comme une plaisanterie et les élèves blancs coupables sont punis de trois jours d'exclusion. Les parents des élèves noirs, scandalisés, dans un état marqué par le Ku Klux Klan, se mobilisent et quelques élèves organisent une petite manifestation dans la cour du lycée.
Aussitôt la police arrive, les menace, patrouille dans les couloirs et les médias locaux accusent les familles noires de créer des tensions "pour une blague de potaches". Finalement l'affaire retombe et la vie du lycée suit son cours malgré des tensions entre blancs et noirs.
Mails voilà, en novembre, le lycée est incendié et la ville est à cran. Lors d'une soirée un élève noir est battu par un groupe d'élèves blancs. Le jour suivant, d'autres élèves noirs sont menacés par le même élève avec une carabine; ils réussissent à le désarmer mais sont arrêtés pour vol d'arme et voie de fait!!
A partir de là tout s'enchaîne: personne n'a la même version des faits mais globalement des insultes, des propos racistes et des gestes obscènes déclenchent une bagarre généralisée dans l'école. Un élève blanc se retrouve à l'hôpital et 6 élèves noirs, déjà remarqués pendant la petite manifestation dans le lycée, sont arrêtés et inculpés, d'abord pour coups et blessures puis, sous la pression des enseignants (on rêve), pour tentative de meurtre et complot. Ils risquent 100 ans de prison. L'élève blanc, victime de la tentative de meurtre, est sorti le jour même et assistait à une fête le soir.
Si on résume jusque là, des élèves noirs, menacés, insultés, se défendent mais sont considérés comme coupables et responsables de ce qui leur arrive.
Les six élèves noirs, dont l'un est Mychal Bell, la star de l'équipe de football locale et futur étudiant universitaire, se retrouvent exclus du lycée, emprisonnés avec des cautions impossibles à payer puisqu'ils sont tous issus de familles pauvres. Tous, sauf un, sont jugés comme des adultes.
Le procès de Bell a commencé fin juin. Avec son avocat commis d'office qui n'a jamais remis en cause les faits, le jeune homme a fait face à un tribunal blanc, juge, jury, témoins. Rien sur son passé d'enfant sage, ses résultats scolaires satisfaisants, rien sur les menaces, les insultes. Et puisque l'accusation de meurtre requiert une arme, les chaussures de tennis du jeune homme deviennent "dangereuses".
Après une condamnation et de multiples appels, le 17 septembre, la peine de Bell est annulée, la Cour considérant qu'il n'aurait pas dû être jugé comme adulte. Il est toujours en prison ainsi que ses 5 autres camarades.
Des marches de soutien pour "les 6 de Jena" ont lieu régulièrement et les associations de droit de l'homme ainsi que des politiciens se mobilisent. La marche du 20 septembre à Jena a réuni plus de trente mille personnes et la presse nationale commence à parler de l'affaire. A Jena, des menaces sur un site internet appelle à "virer" les 6 de Jena et un adolescent blanc a été arrêté avec des cordes de pendu dans son van...
Le procès des autres adolescents est prévu pour la fin de l'année.
L'affaire de Jena ou quand la justice impartiale est la même pour tous...

Pour la rentrée 2007, l'arbre dans la cour du lycée a été coupé.

Pour plus d'informations, voici le site de la NAACP, association pour les droits des afro-américains depuis 1909.
http://www.naacp.org/news/press/2007-09-20/index.htm

De l'eau qui vaut de l'or

On dépeint les Etats-Unis comme LE pays du libéralisme. Bon, ben c'est vrai que des fois quand même, ils sont forts.
Exemple avec l'eau minérale. En France, on achète Evian, Vittel, Volvic, l'eau des montagnes, purifiée par la nature, blabla blabla....
Ici on achète Evian (eh oui, les Alpes s'exportent bien!), Poland Spring, Fiji (l'eau qui vient des îles Fidji, 5$ hors taxes la bouteille de 50ml...) et puis aussi Dasani, Aquafina.
Ces deux dernières sont présentées comme des "purified water" (je traduis pour ceux qui suivent pas, des "eaux purifiées"). Et pour cause, c'est bien de l'eau pleine de chlore et autres désinfectants, puisque c'est de l'eau du robinet!!!
Et là quand même, vous vous dites "ils sont forts ces Américains, ils vendent 3$ une bouteille de flotte "comme à la maison".
Le pire, c'est qu'il a fallu bien du temps avant que ces constatations deviennent publiques et les bouteilles sont toujours en vente, avec deux petites lignes dessus précisant l'origine de l'eau...

Vous reprendrez bien un peu d'eau purifiée?...

lundi 1 octobre 2007

Supermarchés

Ma première visite utilitaire à New York a été pour un supermarché. Mais où aller?
Alors au gré de mes pérégrinations, j'ai fini par en trouver un. Et là, oh surprise!! des stands magnifiques, pyramides de légumes aux couleurs superbes, fruits juteux, produits frais, bios....est-ce vraiment ça, un supermarché américain, au pays du libéralisme, de l'agriculture intensive, de l'OGM et du hamburger?? Et bien non....ce rêve c'est Whole foods, le supermarché bio (on dit "organic"), où les fruits et légumes ont du goût, où on trouve du fromage du vrai, où on accède à plein de saveurs subtiles, de cuisines variées....L'idéal.
Evidemment, vous trouvez aussi de vrais supermarchés, un peu sales, avec plein de trucs chimiques, industriels, normaux quoi: Gristedes, The Food emporium...
Et entre les deux, de petites épiceries qui proposent des produits de grande diffusion mais aussi des spécialités selon le pays: italiennes, asiatiques, indiennes, africaines...
On mange de tout à NY et on trouve presque tout, mais ne rêvons pas, faire les courses reste une corvée!!!